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LA JOURNÉE MONDIALE DES RÉFUGIÉS DE L'ÉDITION 2024

 JOURNÉE MONDIALE DU RÉFUGIÉ DE L'ÉDITION 2024: La Journée Mondiale du Réfugié 2024 met en lumière le thème crucial de <<la solidarité envers les personnes réfugiées>>, soulignant l'importance d'une politique de portes ouvertes. Malgré des défis croissants, notamment des crises prolongées et les impacts du changement climatique, des millions de personnes fuient leur domicile à la recherche de sécurité. Cette journée appelle à une action collective pour accueillir dignement les réfugiés, reconnaître leurs contributions potentielles et résoudre les défis auxquels ils sont confrontés. Les pays à revenu faible ou intermédiaire sont ceux qui accueillent le plus de personnes réfugiées. Malgré les problématiques préexistantes, ils offrent leur hospitalité et se mettent au service de la solidarité. 🤝🌍L'Ouganda se distingue par son engagement exemplaire envers les réfugiés, accueillant près de 1,7 million de personnes, majoritairement originaires du Soudan du Sud e...

LES PRÉALABLES DE LA PROTECTION INTERNATIONALE

Protéger les personnes qui fuient en quête d'un refuge est l'une des plus anciennes traditions de l'humanité, une valeur partagée et acceptée par les États, ancrée dans de nombreuses traditions et désormais consacrée par le droit international.  Cette protection dont la responsabilité incombe à chaque État vis-à-vis de ces catégories de personnes est qualifiée de protection internationale.  Aborder les préalables de la protection internationale, permet d'identifier : 1- la typologie et l'approche définitionnel de la protection ; 2- le cadre juridique de la protection ; 3- les principes de la protection et 4- les droits des bénéficiaires de la protection. LA TYPOLOGIE ET L'APPROCHE DÉFINITIONNEL DE LA PROTECTION INTERNATIONALE : Il en existe deux (02) types de protection internationale : Le Statut de réfugié et la protection subsidiaire.  En ce qui concerne l'approche définitionnel : Il n'existe pas en droit international, une définition propre à la prote...

SOUVERAINETÉ ET PROTECTION DES RÉFUGIÉS

Forcé de fuir en laissant tout derrière eux, n'est pas une chose facile. Ceux-ci en voulant sauver leur vie se trouvent bloqués dans les mains des États d'accueils qui devraient normalement leur accorder une protection où soit se retrouvent menacés dans un autre pays qui devrait les protéger. Le constat devient plus récurrent au point où les États font une sélection voire une politique discriminatoire pour accepter les réfugiés sur leur propre territoire. Certes, la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, la Convention de 1951 relative au statut de réfugié et bien d'autres représentent la cheville ouvrière du régime de protection internationale des réfugiés. Il faudrait rappeler que depuis des décennies de mise en œuvre, ces instruments juridiques internationaux de protection ont du mal à s'appliquer et demeurent malheureusement en retard par rapport au résultat que nous voulons en raison de leur caractère non contraignant par les États parties. Beaucoup de p...

<< Du droit d'asile au droit à l'asile >>: Une différence ?

À la fin de la seconde guerre mondiale avec l'afflux massif des personnes déplacées, les droits de l'homme ont profondément transformé le droit d'asile. Conçu jusque-là comme un droit de l'État souverain d'accorder, sur son territoire, sa protection à qui il le souhaitait, il s'affirme désormais comme un << droit à l'asile >>. Le droit d'asile s'est d'abord affirmé comme un droit du souverain d'accueillir, au delà même des règles d'entrée et de séjour sur son territoire, ceux qu'il souhaitait protéger, c'est à dire comme un droit de l'État. Expression de sa pleine et entière souveraineté sur son territoire, il est devenu, en se déployant dans le cadre des relations interétatiques, l'instrument d'une protection de substitution offerte par un Etat face à la défaillance d'un autre dans la protection due à ses ressortissants.  La promotion générale des droits de l'homme a toutefois conduit à dépasser ce...

ÊTRE RÉFUGIÉ N'EST PAS UN CRIME !

 ÊTRE RÉFUGIÉ, N'EST PAS UN CRIME ! Chaque année, l'humanité célèbre le 20 juin, la journée mondiale des réfugiés. Cette journée a été déclarée officiellement pour la première fois dans l'histoire en décembre 2000 par une Résolution des Nations Unies. Le thème retenu cette année pour l'édition 2022 est : << le droit de demander l'asile >>. Est réfugié, toute personne qui ne peut pas retourner dans son pays d'origine ou du pays dans lequel elle a sa résidence habituelle, parce qu'elle craint avec raison d'être persécutée du fait de l'un des motifs définis par la Convention de 1951 relatif au statut des réfugiés. Le but que recherche un réfugié est l'asile.  L'asile est une protection dont bénéficie un individu qui fuit son pays d'origine en raison d'une persécution ou d'un conflit etc ... Pour sa mise en œuvre, le principe du non refoulement joue un rôle central dans la réalisation du droit de chercher l'asile. Si ...

Les désastres de la crise climatique pour les réfugiés.

 L'urgence climatique concerne tout le monde partout et met les personnes contraintes de fuir en plus grand danger. Pour les réfugiés, les personnes déplacées et les apatrides , le changement climatique est une crise qui s'ajoute aux autres crises.  Une crise qui oblige certains à fuir en quête de sécurité rendant la vie encore plus difficile pour ceux qui sont déjà déracinés, et transforme les lieux de refuge en zones à risques. Une crise climatique incontrôlée aujourd'hui pourrait conduire d'avantage à un déplacement forcée.  Ces urgences humanitaires et environnementales peuvent être arrêtées. Mais un soutien est nécessaire à présent pour aider les gens à s'adapter et à être prêts.  La crise climatique n'est pas une menace lointaine. Elle se produit maintenant, elle détruit les moyens de subsistance, perturbant la sécurité alimentaire et provoque les déplacements de population.  Les dirigeants mondiaux doivent faire leur part pour mettre fin à cette crise mon...

Les acteurs dans la réduction des risques de catastrophes.

La responsabilité de répondre aux besoins humanitaires découlant d'une catastrophe dans un État incombe en premier lieu au gouvernement de cet État. Les sociétés nationales de la Croix Rouge et du Croissant Rouge ainsi que les autres acteurs nationaux de sociétés civiles jouent un rôle important à ses côtés. Si une catastrophe dépasse les capacités de réponse de l'État affecté, une aide internationale sera peut-être nécessaire. Mais il appartient à l'État affecté de décider ou non de demander ou d'accepter de l'aide.  L'aide humanitaire en cas de catastrophe doit être conçue et mise en œuvre de façon à venir compléter les efforts des acteurs nationaux. En cas de demande ou d'acceptation d'une aide internationale, les acteurs internationaux doivent être tenus de respecter certaines normes minimales tels que le Code de Conduite pour le Mouvement International de la Croix Rouge et du Croissant Rouge et pour les ONG lors des opérations de secours en cas de c...

Les actions du HCR sur le terrain.

Dans les pays en guerre ou en crise, les civils et les réfugiés sont souvent protégés par le HCR.  Afin de faciliter les actions sur le terrain, le HCR intervient en 03 étapes : √ Premièrement, le HCR identifie parmi les civils, ceux qui sont les plus vulnérables et qui n'ont pas les moyens pour se sauver ou se faire déplacer.  Ils sont premièrement les plus privilégiés avant de s'occuper les autres civils . Or en réalité, ces deux catégories de civils ont besoin d'une protection auprès du HCR surtout les réfugiés.  √ Secundo, le HCR construit des logements locaux pour les sans abris, distribue des articles de première nécessité à ces civils ( tentes, matelas, kits de cuisine et des vivres etc...) √ La dernière étape est la protection internationale du HCR vis à vis des réfugiés qui demandent l'asile. Le HCR s'assure que chacun puisse bénéficier du droit d'asile dans un autre Etat. Le HCR cherche des solutions durables aux problèmes des réfugiés en les aidant à ...

Agir pour les réfugiés !

 Chaque jour, dans le monde, des milliers de personnes prennent la décision la plus difficile de leur existence.  Partir de chez eux pour fuir la guerre, les persécutions, la torture etc... dans l'espoir d'un avenir meilleur et de trouver la protection d'un autre État.  Plus de 244 millions de personnes ne vivent plus dans leur pays d'origine , soit environ 3% de la population mondiale : on les appelle des réfugiés.  La Convention de 1951 relative au statut des réfugiés interdit d'envoyer les réfugiés dans les pays où ils risquent d'être persécutés. C'est le principe de non refoulement.  Violer ce principe consiste une violation des droits humains.  Afin de respecter ce principe, les États doivent garantir la possibilité de solliciter l'asile. Ils sont responsables à des conditions d'accueil des demandeurs d'asile. Concrètement ils ont l'obligation de garantir à tous sans discrimination les droits fondamentaux : se nourrir, se vêtir, se loger...

Les enfants en conflit avec la loi : État des lieux.

 Partons de l'idée selon laquelle la prison est un lieu pour éviter la récidive de criminels : le constat fait après des années de vie en milieu carcéral par ces << fautifs >> en dit pourtant le contraire.  Si mettre les enfants en prison est un moyen pour leur inculquer les bonnes habitudes, le jeu serait déjà gagné depuis des années. Mais l'évidence reste la même ; plus ils y vivent, plus leur instinct criminel se développe.  La loi certes n'a pas tort de déposer les mineurs coupables d'infractions extrêmes. Mais après que le mineur est déposé en prison, quel est son sort ? On ne peut pas faire les mêmes choses et espérer un meilleur résultat. Au Bénin, ils sont nombreux les enfants mineurs âgés de 12 à 17 ans à se retrouver derrière les barreaux pour diverses raisons.  Selon des sources plus proches de l'Agence pénitentiaire, les infractions commises par eux sont le viol, la tentative de viol, le plus récurrent l'escroquerie et l'abus de confi...

Analyse sur la journée mondiale de la lutte contre les mutilations génitales féminines (MGF).

 Chaque année tout les 06 février, la communauté internationale célèbre la journée mondiale de la lutte contre les mutilations génitales féminines (MGF) . Un fléau qui d'ailleurs touche presque tous les États entiers en particulier le Bénin.  Au Bénin dans des villages, 85,3 % des femmes âgées de 15 à 49 ans subissent des MGF et ont été excisées avant l'âge de 15 ans. Malgré les instruments juridiques  internationaux ratifiés par le Bénin sans oublier le cadre juridique national : celui de son droit interne, nous observons toujours les mutilations génitales féminines sous plusieurs formes.  Que nous dit le cadre juridique national ? Tout d'abord, dans le cadre juridique béninois, la législation nationale a travers la loi numéro 2003-03 portant répression de la pratique des mutilations génitales féminines en République du Bénin, promulguée le 3 mars 2003 en  son article 2 interdit les MGF sur toutes ses formes. Par contre l'article 3 définit la MGF comme <<...